Effet d'esthétisme-fonctionnalité

Il y a une discrimination en faveur du beau – #UX 1/20

Cet apprenti-sage fait partie d'une série où j'explore la transposition de lois de l'UX design1 à la relation intra- et inter-personnelle – notamment dans le contexte du coaching.


Dans le contexte de l'UX, cette loi dit2 :

Les utilisateurs perçoivent généralement un design esthétiquement plaisant comme plus fonctionnel

Dans le contexte qui nous intéresse, le truc qui me vient est l'importance (souvent trop discriminatoire) des apparences et notamment de la première impression.

Ainsi, si on cherche un coach pour un accompagnement sur des choix de vie, on va avoir tendance à faire plus confiance à une personne qui présente bien, qui a l'air épanouie. Elle semble porter sur elle les bénéfices de ce qu'elle propose.3

De même, on va plutôt faire confiance à un diététicien mince ou un prof de fitness athlétique.

On fait inconsciemment un lien entre l'apparence et la compétence – il paraît d'ailleurs que les gens beaux sont payés 15% de plus que la moyenne4

Du coup, pour éviter de se faire piéger par ce biais cognitif, comme d'habitude, il faut essayer de privilégier une réponse conscience et plus lente plutôt qu'inconsciente et rapide – i.e. le système 2 plutôt que le système 15. Et là, pas vraiment de recette magique, on prend le temps de la réflexion….


  1. l'UX (qui vient de l'anglais User eXperience) est l'expérience que l'utilisateur a en interagissant avec un produit/service. et l'UX design est la conception de telles expériences satisfaisantes ↩︎

  2. traduction personnelle de la loi décrite ici ↩︎

  3. comme un yaourt Activia : « actif à l'intérieur et se voit à l'extérieur » ↩︎

  4. cette discipline qui fait le lien entre beauté et économie s'appelle la « pulchronomie » et il y a des livres écrits sur le sujet ↩︎

  5. c'est la théorie de Kahneman, vue déjà dans cet apprenti-sage sur l'empathie et développée dans son livre : Kahneman, D. (2012). Thinking, fast and slow. Penguin Books. ↩︎