L'humilité de la mission

Ne plaçons pas la barre trop haut sur notre contribution

Je relis ce matin les derniers apprenti-sages qui sont tous autour de la mission1 et malgré ma tentative de me déculpabiliser sur le fait d'avoir ou non une mission de vie2, je trouve le sujet encore assez ardu.

Et comme par hasard3, ma conjointe vient de partager avec moi une conversation avec notre femme de ménage qui lui a dit :

Quand je rentre chez moi et que c'est propre, je suis heureuse. Et c'est ça que j'ai envie de faire ressentir aux gens chez qui je travaille.

Je ne sais pas si elle a conscientisé ça comme étant sa mission et sa vision, mais au-delà des mots, c'est de ça qu'on parle. Elle sait précisément à quoi elle contribue. Et elle aime ce qu'elle fait.4

La nature de la mission n'a pas d'importance : il n'y a pas de bonne ou mauvaise mission. Seul le fait d'y être connecté en a. On peut avoir tendance à se mentir (ou échouer) en essayant de trouver une mission « digne » de ce nom…

Je comprends aujourd'hui où elle trouve l'énergie de faire son métier, tous les jours (même le samedi !) sur de très longs horaires, et avec le sourire.

Je trouve ça très émouvant et très inspirant.


  1. j'ai déjà écrit sur le sujet d'aimer ce que l'on fait et décider de servir, sur le fait d'être en paix, tout simplement, et à propos de comment bien vivre le comment grâce au pourquoi ↩︎

  2. c'est à nouveau celui-là ↩︎

  3. vraiment ? 😉 ↩︎

  4. c'est à nouveau celui-là ↩︎