Mon ombre

Elle me suit partout et me joue souvent des tours

À très juste titre, Carl Jung disait :

Tout ce qui nous irrite chez l'autre nous aide à mieux nous comprendre

Un des outils très puissants qui m'a été transmis lors de ma formation de coaching1 est celui de l'ombre.

Pour faire simple, mon ombre est constituée de comportements que je me suis interdits depuis l'enfance, mais qu'au fond, je voudrais pouvoir assumer.

Ainsi, lorsque je rencontre quelqu'un qui exprime librement ces comportements, je vais être très affecté – en colère – et souvent avec une ampleur qui me paraît ensuite exagérée.

J'ai l'impression que l'autre fait vraiment quelque chose de mal, qui heurte mes valeurs.

Mais lorsque je creuse un peu plus, je me rends compte que le problème est chez moi2 et pas chez l'autre. Il provient d'une forme d'incompréhension et de jalousie inconsciente dirigée vers l'autre, qui paraît beaucoup plus libre que moi sur ce sujet précis.

L'existence de cette ombre provient d'un mécanisme de protection développé pendant l'enfance. J'ai refoulé dans l'inconscient ce type de comportement par crainte d'être rejeté par mes mentors, en premier lieu mes parents, mais pas seulement. Quand je suis enfant, j'ai besoin d'eux pour survivre et je vais avoir tendance à me conformer à une image que je crois acceptable par eux ou à des règles de mon environnement.

Lorsque j'ai découvert ça, ça m'a ouvert les yeux sur pas mal de choses chez moi.

Et maintenant, chaque fois que le comportement de quelqu'un me fait monter dans les tours, j'essaie de prendre une grande respiration et me poser la question : c'est quoi le truc positif que je reconnais chez cette personne et que je m'interdis ?

Et dans mon cas, la réponse est très souvent la même…

Pour aller plus loin, il y a un livre intéressant sur le sujet3.


  1. J'ai été formé au coaching à Dialogue Coach (Evolusens), voir plus d'information sur ma pratique ↩︎

  2. Encore une fois, ça parle de moi ↩︎

  3. Jean Monbourquette. Apprivoiser son ombre: le côté mal aimé de soi, 1997. ↩︎