Ce qui est là / Ce qui manque

Méta-programme – noter plutôt la présence ou l'absence des choses importantes

Dans la série1 mon cerveau me joue des tours2, rubrique mes méta-programmes3, je demande le méta-programme ce qui est là / ce qui manque.

C'est un méta-programme d'organisation et d'évaluation. Il intervient ainsi un tout petit peu après les méta-programmes de perception. Il détermine si je vais plutôt remarquer ce qui est là et bien visible, ou alors ce qui manque et est en creux.

Par exemple, si je vais à une réception et que je regarde le buffet, je peux avoir une tendance naturelle à prendre note de toutes les belles choses sur la table, ou bien, à l'opposé, de tout ce qui aurait pu ou dû être là.

Et c'est valable dans tous les contextes de la vie :

  • la réunion de famille où je me remarque plutôt les absents ou les présents,
  • mon travail où je vois plutôt mes valeurs qui sont nourries ou celles qui ne le sont pas,
  • mon enfant dont je note plutôt les manquements ou les observances,
  • mon conjoint à qui je fais remarquer ce qu'il a oublié de faire ou que je remercie pour ce qu'il a fait,
  • etc.

Pour simplifier, on pourrait dire que c'est la différence entre voir le verre à moitié plein, ou à moitié vide. Mais c'est beaucoup plus fin, car le fait de remarquer ce qui manque ne met pas forcément dans une logique négative. Comme chaque fois, il n'y a pas un bon programme et un mauvais, mais plutôt un jeu à trouver, un curseur à place de façon fluide entre les deux extrêmes. Une succession de points de vue à essayer d'adopter pour éviter de développer des angles morts trop importants.

Mais il y a tout de même, chez les gens où le ce qui manque est très activé, une tendance naturelle à vivre ce manque comme un problème. Et on peut travailler dessus : la simple prise de conscience de ce méta-programme et du curseur associé est souvent un premier pas. Se forcer à déplacer le curseur et voir ce que cela modifie a évidemment de l'intérêt.

Comme tous les autres3 méta-programmes, c'est quelque chose à utiliser avec bienveillance afin de mieux communiquer avec l'autre et pas pour le manipuler ! Comme dirait l'autre : ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant…


  1. J'essaie de documenter différents méta-programmes, une fois par semaine, comme je l'avais fait pour les biais cognitifs et pour les lois de l'UX . ↩︎

  2. Cette expression est inspirée du titre du livre : Albert Moukheiber, Votre cerveau vous joue des tours, 2019. ↩︎

  3. Les méta-programmes sont des modes de fonctionnement de haut niveau qui influencent ma perception, mon évaluation d'information, ma motivation et ma décision. C'est un concept issu de la Programmation Neuro-Linguistique . ↩︎