Être / Avoir / Faire

Méta-programme – qu'est-ce que je cherche à obtenir lorsque j'agis ?

Dans la série1 mon cerveau me joue des tours2, rubrique mes méta-programmes3, je demande le méta-programme être / avoir / faire.

Il agit dans la catégorie de la motivation et de la décision et décrit l'intention pour laquelle je vais agir.

Je peux faire les choses pour être dans un certain état, pour devenir une certaine version de moi-même. Je me projette dans un résultat et je visualise ce que je peux devenir ou ressentir dans ce cadre. A posteriori, si je raconte une expérience, je vais plutôt me concentrer sur la façon dont je me suis senti, sur ce qui se passait en moi, etc.

Je peux faire les choses pour avoir, pour posséder leur résultat. Je me projette aussi dans un résultat, mais sous l'angle de ce que je vais obtenir, de ce que je vais y gagner. A posteriori, si je raconte une expérience, je vais plutôt me concentrer sur ce que j'avais en ma possession, sur ce que je tenais dans mes mains finalement, etc.

Je peux faire les choses simplement pour les faire. Je ne me projette pas vraiment dans les résultats que je vais obtenir, mais plutôt dans l'action de les faire. A posteriori, si je raconte une expérience, je vais plutôt me concentrer sur les actions que j'ai accomplies.

Ces trois énergies différentes à faire les choses peuvent avoir des conséquences sur mon bien-être, en fonction de l'environnement dans lequel je suis et du contexte dans lequel j'opère. Les deux premières sont très orientées sur le résultat, et ainsi peuvent être plus fragiles, car elles ne dépendent pas que de moi. La dernière s'intéresse moins au résultat et produit donc ses bénéfices plus facilement.

Néanmoins, les trois peuvent mener à une forme d'insatiabilité, surtout lorsque j'ai un méta-programme « ce qui manque »4 très activé. Et pas uniquement celui d'avoir, comme on pourrait le croire à tort. On imagine plus facilement un Picsou qui cherche à accumuler, mais on peut aussi, de façon un peu maladive, chercher à devenir quelqu'un ou à être dans l'action sans arrêt.

Détecter la position de mon curseur sur ce méta-programme peut m'aider à cadrer mes propres objectifs pour augmenter mes chances de passer à l'action. C'est un bon moyen de booster ma motivation en en visualisant les bénéfices pour moi, quelle qu'en soit la nature.

C'est aussi utile dans la relation interpersonnelle pour motiver quelqu'un à prendre une décision et agir. Comme tous les autres3 méta-programmes, c'est quelque chose à utiliser avec bienveillance afin de mieux communiquer avec l'autre et pas pour le manipuler ! Comme dirait l'autre : ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant…


  1. J'essaie de documenter différents méta-programmes, une fois par semaine, comme je l'avais fait pour les biais cognitifs et pour les lois de l'UX . ↩︎

  2. Cette expression est inspirée du titre du livre : Albert Moukheiber, Votre cerveau vous joue des tours, 2019. ↩︎

  3. Les méta-programmes sont des modes de fonctionnement de haut niveau qui influencent ma perception, mon évaluation d'information, ma motivation et ma décision. C'est un concept issu de la Programmation Neuro-Linguistique . ↩︎

  4. À relire : ce qui est là / ce qui manque . ↩︎