Démocrature

Dans son livre séminal sur le changement, Ichak Adizes explore les conditions d'une bonne adaptation au changement en se concentrant sur les 2 étapes clés qui le compose :

  • la prise de décisions
  • l'implémentation de ces décisions

Ces deux étapes sont reprises en détails ailleurs dans ce recueil (voir PAEI & CAPI).

Selon lui, le meilleur « système » politique permettant le changement (personnel ou professionnel) est ce qu'il appelle « démocrature » (en anglais, « democratship").

Il indique ainsi qu'il faut être démocratique dans la prise de décision – garder l'esprit ouvert et collaborer avec les autres – et dictatorial dans son implémentation – s'engager, avec détermination pour porter la décision au bout.

L'erreur classique est de le faire dans l'autre sens : décider seul et attendre de tous de s'aligner naturellement pour l'implémentation.

En quoi ça me parle

Même si c'est un peu extrême, j'aime assez cette idée.

C'est ce que l'on retrouve notamment dans certaines méthodologies agiles, notamment le Scrum. Elle repose sur le cadencement des travaux en « sprint » d'une durée courte (souvent 2 semaines). Avant le sprint, l'équipe décide, assez collégialement, ce qu'elle va développer durant le sprint à venir. Le périmètre peut changer tout le temps et jusqu'au dernier moment. En revanche, une fois que celui-ci démarre, le périmètre est figé. Plus rien ne doit perturber le focus de l'équipe de développement qui se concentre sur ce qui a été prévu et uniquement ça afin d'avoir une productivité maximum.