À la frontière

C'est là que les choses intéressantes se produisent

Dans le livre de science-fiction Snow Crash, je suis tombé sur cette phrase1 :

Les choses intéressantes se produisent à la frontière ou à la transition, pas au milieu où tout est pareil

Si on approche le sujet par une dimension spatiale – la « frontière » –, on tombe sur une idée qui m'est chère : si on ne conçoit pas sa vie de telle sorte qu'on soit en contact régulier avec des gens qui pensent différemment de nous, alors on s'expose à une calcification intérieure. J'ai pas mal développé cette idée au sujet de la Loi de la proximité.2 Un phénomène de moyennage s'opère et on risque de perdre notamment sa spécificité.

C'est quelque chose de très présent dans les réseaux sociaux. Pour nous faire rester sur la plateforme, leurs systèmes de recommandation de contenu nous servent des choses qui nous intéressent déjà, notamment nos propres opinions politiques. Ceci a tendance à nous confirmer dans nos idées et nous donner l'illusion que le monde pense comme nous – la chambre de résonance.

Alors que c'est dans le débat – pacifique, hein ! – que l'intérêt se trouve. Dans la nécessité de bien comprendre ses propres pensées afin de pouvoir les exprimer et en convaincre le monde.

Si on approche le sujet par une dimension temporelle – la « transition » –, on retrouve quelque chose d'autre très présent en coaching. C'est le moment où le coaché met à nu une croyance limitante, décide de la changer et la transforme pour son bénéfice long-terme. Ce moment peut prendre quelques semaines ou bien quelques minutes seulement !

Il y a clairement un avant et un après.

Et la richesse, la puissance et la singularité de ce qui s'est joué sont très belles à voir. C'est une des raisons pour lesquelles le coaching me donne tant d'énergie.3


  1. c'est une traduction personnelle de interesting things happen along borders–transitions–not in the middle where everything is the same. Stephenson, Neal. Snow crash. Bantam spectra book. New York : Bantam Books, 2008. ↩︎

  2. c'est un principe d'UX qui transposé au contexte de développement intra- et inter-personnel peut dire qu'on est « la moyenne des 5 personnes que l'on côtoie le plus » ↩︎

  3. si vous voulez en savoir plus sur cette pratique et sur ma pratique↩︎