Se (et les) presser

S'infliger du stress arbitrairement à vouloir toujours presser ses enfants

Je reçois quotidiennement une newsletter sur la parentalité très inspirée du stoïcisme, qui a d'ailleurs inspiré un apprenti-sage très transformant pour moi – et qui a touché beaucoup de gens – sur la notion que nos enfants sont notre travail1.

Il y a quelques jours, l'auteur posait cette question2 : « pourquoi se presser ? », au sens même « pourquoi les presser ? » Et il ouvrait sur une thèse que l'on peut résumer ainsi :

Les activités avec les enfants (coucher, promenade, diner) deviennent plus stressantes lorsqu'elles doivent avoir lieu avant une certaine heure.

Nous créons nous-mêmes une part de ce stress lorsque nous imposons arbitrairement une échéance ou une attente.

Et lorsque les enfants nous demandent pourquoi, nous pouvons nous énerver, car au fond, nous n'avons pas spécialement d'explications logiques à donner.

Lorsque j'agis comme ça, je donne l'impression qu'il y a toujours quelque chose de plus important à faire que la chose qui est en train d'être faite.

Eux qui sont absolument dans le moment présent peuvent difficilement le comprendre. Et alors même que j'essaie d'apprendre à les imiter et être dans ce moment présent3, je suis en train de casser ça chez eux ? Ça manque un peu de logique !

Et je risque, au passage, de créer chez un sacré driver dépêche-toi4.

Alors, il y a quelques contraintes externes qui imposent parfois de se presser… mais je m'inflige probablement une grande partie des situations de conflit autour de ce sujet.


  1. À relire : ils sont notre travail . ↩︎

  2. L'article à lire (en anglais). ↩︎

  3. À relire : Derek Sivers  ; pensées pour lui-même  ; de je dois à je choisis et les 3 questions de l'empereur . ↩︎

  4. À relire : nos drivers . ↩︎